Je photographie la ville de Québec depuis mon arrivée en Juillet 2014.  Irréfléchies, opportunistes, mes promenades m’ont donné l’occasion de rassembler de très nombreuses photographies qui marquent mon attachement à cette vie Québecoise. Un sentiment de totale découverte a peu à peu laissé place à la perception de l’ambiguité qui marque la ville.

Elle est la capitale du Québec, et de la Nation Québécoise. Pourtant, Montréal souvent la plonge dans son ombre, comme le Québec vit dans l’ombre du Canada. Il n’y a rien de politique dans ces propos. Je ne les présente pas non plus comme une vérité, mais c’est une impression que je n’ai jamais vécu ailleurs. Québec vibre de ce paradoxe : c’est une Capitale minuscule.

C’est le titre que j’ai voulu donner à mon travail sur la ville. C’est une photographie intuitive, de facture assez classique. Le noir et blanc, la pellicule 35 mm, le Leica. Un processus qui laisse autant de place à la prise de vue qu’à l’édition des photographies.

J’ai fait le choix de tirer, en chambre noire, ces photos sur du papier mat de petite taille. La force graphique d’une image tient en effet dans le creux de la main, comme les souvenirs tiennent dans un repli du cerveau, ou comme un quartier tient dans un coin du coeur. Il faut s’approcher pour contempler.

Approchez-vous à l’Espace Contemporain, du 16 au 25 Mai : 8 des photographies y sont exposées dans le cadre de l’expo collective “Urbanités”!